Montréal, Canada – Des ambassadeurs pour la paix et des amis de la FPU (Fédération pour la paix universelle) se sont réunis pour une conférence le 19 octobre 2024 sur le thème : « L’immigration est-elle un problème ? Quand la foi vient au secours de la politique. » Les 26 participants comprenaient un mélange de leaders religieux et communautaires, d’universitaires et d’un élu.
Le conférencier principal, Prof. Martin Bellerose, directeur et professeur titulaire à l’Institut d’Étude et de Recherche Théologique en Interculturalité, Migration et Mission, a abordé la question sous trois angles : de la croyance à la foi, une foi privatisée et une sphère privée rendue « publique », ainsi que la pratique de l’hospitalité comme action politique.
Il a rappelé l’histoire très touchante de la théophanie des trois anges à Mamré, qui ont annoncé à Abraham que Sarah, son épouse, aurait un fils dans sa vieillesse, comme une analogie à ceux qui accueillent l’immigrant – l’étranger – comme une manifestation du Tout-Puissant.
Parmi les intervenants, Prof. Roger Alfani, professeur à l’Université Seton Hall, École de diplomatie et de relations internationales, a appuyé et approfondi l’argument du Prof. Bellerose en soulignant le rôle important que les religions peuvent jouer pour soutenir l’immigration, notamment à travers l’hospitalité.
Le deuxième intervenant, M. Abdelaq Sari, conseiller municipal de l’arrondissement de Montréal-Nord, a parlé des réalités pratiques liées à la réponse aux besoins immédiats des immigrants en détresse qui, pour diverses raisons, n’ont pas encore été accueillis ou intégrés dans le système et se retrouvent dans une situation politique et souvent financièrement précaire.
Le troisième intervenant, M. Robert Duffy, secrétaire général de la FPU-Canada, a remis en question l’optimisme du Prof. Bellerose dans son analogie de l’immigrant comme une théophanie, ou manifestation de Dieu, en suggérant que tous les immigrants ne sont pas des ajouts positifs à la société. Soulignant que la responsabilité de la sécurité et de la protection des citoyens est la priorité des gouvernements à tous les niveaux, il a suggéré que les politiques d’immigration doivent équilibrer sécurité et accueil des nouveaux immigrants dans le pays. C’est là que les groupes confessionnels peuvent aider ceux qui évoluent dans la sphère politique, en coopérant pour résoudre les difficultés dans ce domaine.
Des questions et commentaires réfléchis ont suivi, cherchant à clarifier et à interroger les questions sensibles liées à l’immigration.