La réunion était destinée à un public plus restreint, directement intéressé par une visite en RPDC au mois d’août l'an prochain. Franco Famularo, président de la FPU Canada, a animé la réunion. Franco Famularo, President of UPF Canada.
Étienne Daoust, voyageur chevronné qui s'est rendu plusieurs fois en RPDC et qui a obtenu une maîtrise en communication, était présent pour parler du sujet de la tournée. Il a documenté l'utilisation intensive des téléphones cellulaires dans la conduite de transactions commerciales transfrontalières avec des fournisseurs en Chine.
Sa présentation s'est concentrée sur divers aspects des voyages en RPDC, y compris les forfaits de voyage de différentes durées et leurs coûts, ainsi que les conseils de voyage à l'intérieur du pays.
M. Su Hae Kim, un participant de longue date à ces réunions, a répondu à l'exposé de M. Daoust en soulignant les difficultés posées par les sanctions imposées à la RPDC par les Nations unies depuis 1996. Il a notamment expliqué qu'il n'était pas possible d'acheter des moteurs diesel pour les trains à cause des sanctions, ce qui a obligé la RPDC à maintenir en service des moteurs au charbon.
Il a souligné l'aspect communautaire de la société de la RPDC, qui prévaut sur les souhaits privés des citoyens. En général, les citoyens respectent le communautarisme pour ses nombreux avantages, même s'ils entraînent certaines limitations.
Au départ, M. Kim a été interprété par Mme Ok Young Park, anthropologue et militante pour la paix, mais M. Kim s'est exprimé en anglais pendant la majeure partie de son intervention.
Des questions ont été posées par des participants en ligne, notamment par Paul Tija, entrepreneur néerlandais et ancien collaborateur de la série, et par Jacques Marion, coprésident de la FPU en Europe et au Moyen-Orient. Puis, Robert Duffy, secrétaire général de la FPU au Canada, a posé une question sur l'accent mis sur la communauté en RPDC par rapport à la tendance à l'individualisme que l'on retrouve dans la plupart des sociétés du monde. M. Kim a fait allusion à la plus grande valeur accordée à la culture commune et aux racines de l'histoire coréenne depuis les temps anciens, plutôt qu'à une préoccupation exclusive pour la vie économique de la société.
Son principal sujet de préoccupation était l'effet destructeur sur la société de la RPDC des sanctions en vigueur depuis près de 30 ans, dont l'objectif était de dissuader la RPDC de se doter d'une capacité nucléaire. Puisque les sanctions n'ont eu aucun effet sur la question nucléaire et, ironiquement, n'ont servi qu'à isoler le régime du reste du monde, il serait peut-être temps de réexaminer leur utilité et de permettre aux citoyens de la RPDC de profiter de certains des avantages liés à la modernisation des infrastructures, par exemple, qui mèneraient à une vie un peu plus aisée.